Une histoire de famille qui continue à s'écrire

Si vous venez nous voir au caveau, nous vous parlerons forcément de Benjamin et d'Alexandre.

D'abord parce que ce sont les deux frères qui sont aujourd'hui derrière le Domaine Tourbillon. Ensuite parce que, si vous commencez à nous poser des questions sur les vins, il faut bien vous expliquer un peu qui les fait et comment ils travaillent.

Ils sont frères, ils ont grandi dans la même histoire familiale, mais leurs journées ne se ressemblent pas franchement.

Benjamin est l'artisan du Domaine. Il est rarement à la dégustation, simplement parce qu'il est très occupé ailleurs : dans lesvignes ou au chai de Violès. Alexandre, lui, est davantage présent avec nous, auprès des visiteurs, des clients et de tous ceux qui viennent découvrir les vins.

Finalement, l'équilibre est trouvé.

Benjamin, les vignes et le chai

Benjamin passe beaucoup de temps dans les parcelles familiales, notamment celles qui ont été héritées de ses grands-parents. C'est quelque chose qui compte dans la façon dont il envisage le Domaine. Une vieille vigne, ce n'est pas seulement une parcelle qui produit du raisin. C'est aussi un morceau de l'histoire familiale.

Et quand on travaille avec de vieilles vignes, on apprend forcément à être un peu patient.

Il faut regarder les raisins, suivre les maturités, connaître les parcelles et accepter que chaque année soit différente. Ensuite viennent les vendanges, les vinifications, les élevages et tous ces choix qui font qu'un vin va avoir sa "patte".

C'est là que Benjamin intervient.

Il aime savoir ce qui se passe dans ses vignes et suivre les vins au plus près au chai. Ce n'est pas forcément la partie du métier que l'on voit lorsque l'on vient acheter une bouteille au caveau, mais avec 40 hectares de vignes et 12 cuvées c'est pourtant celle qui occupe une grande partie de ses journées.

Et je crois que nous expliquons assez bien sa manière de faire du vin.

Il ne cherche pas à donner exactement la même saveur à toutes les bouteilles du Domaine. Ce serait même plutôt l'inverse. Quand on travaille sur des terroirs de Gigondas, Châteauneuf-du-Pape, Côtes-du-Rhône ouPlan de Dieu, on a justement la chance de pouvoir montrer des expressions différentes des cépages de la Vallée du Rhône.

Mais Benjamin et Alexandre ont aussi une volonté assez simple : proposer une gamme cohérente de vins de la Vallée du Rhône méridionale, avec une vraie logique d'ensemble.

L'idée n'est pas d'empiler les appellations ou de faire compliqué pour faire compliqué. Nous voulons pouvoir passer d'un vin à l'autre, découvrir différentes expressions de cette partie de la Vallée du Rhône, tout en gardant une certaine homogénéité dans la qualité et dans l'approche.

Et surtout, cette gamme doit rester abordable.

On peut avoir envie de découvrir un grand Châteauneuf-du-Pape, mais aussi simplement chercher une bouteille pour un barbecue. Les deux doivent pouvoir trouver leur place au Domaine.

C'est aussi pour cela que nous aimons avoir plusieurs niveaux de vins et plusieurs appellations. Un Côtes-du-Rhône, un Plan de Dieu, un Gigondas ou un Châteauneuf-du-Pape ne jouent pas le même rôle, et c'est justement ce qui rend la gamme intéressante.

Un Gigondas peut avoir de la matière, de la concentration et cette structure que l'on attend de l'appellation. Un Châteauneuf-du-Pape peut jouer davantage sur la finesse, la fraîcheur et l'élégance.

Chaque appellation doit rester elle-même.

La Revue du Vin de France l'a assez bien montré dans ses dégustations de 2026, avec notamment 95-96/100 pour la Cuvée 1947 et 94-95/100 pour notre Châteauneuf-du-Pape Vieilles Vignes.

La note est importante, c'est une reconnaissance de la filière.

Mais lorsque nous sommes au caveau, nous préférons quand même vous faire goûter les deux et vous demander ce que vous en pensez.

C'est beaucoup plus intéressant.

Alexandre, lui, est davantage avec vous

Alexandre a un quotidien différent.

Il est beaucoup plus présent dans la vie du caveau et dans la relation avec les clients. Il s'occupe de l'accueil, de la vente et de tout ce qui permet aux vins de passer du travail réalisé par Benjamin dans les vignes et au chai jusqu'à chez vous.

C'est finalement un métier complémentaire.

Parce qu'une fois que la bouteille est prête, il faut encore la faire découvrir.

Et c'est là que nous intervenons.

Quelqu'un arrive au caveau en sachant exactement ce qu'il veut. Un Gigondas, par exemple. Très bien.

Un autre arrive en nous disant qu'il ne connaît pas grand-chose au vin mais qu'il voudrait repartir avec quelque chose de bon pour un dîner. Très bien aussi.

En prenant le temps d'échanger nous pouvons trouver un vin adapté à vos goûts et à votre budget.

C'est aussi pour cela que la dégustation est gratuite. Nous ne sommes pas là pour vous réciter une fiche technique et vous expliquer qu'il faut absolument aimer tel ou tel vin.

Nous préférons ouvrir les bouteilles.

Vous goûtez.

Nous discutons.

Et parfois, le vin que vous pensiez choisir au départ n'est finalement pas celui qui repart avec vous.

"Il faut acheter une bouteille que l'on aime et pas une étiquette ou une appelation"

Le chai, entre Gigondas et Châteauneuf-du-Pape

Le Domaine a son chai à Violès, entre Gigondas et Châteauneuf-du-Pape.

C'est là que Benjamin passe une bonne partie de son temps lorsque les raisins ont quitté les vignes.

Le bâtiment est moderne, avec les équipements nécessaires pour travailler précisément les différentes cuvées. Mais la modernité du chai n'est pas vraiment le sujet.

Ce qui compte, c'est ce qu'on en fait.

Benjamin suit les fermentations, il déguste les cuves, il surveille les élevages, il réfléchit aux assemblages. Certaines cuvées demandent du temps, d'autres sont pensées pour être accessibles plus rapidement.

Et puis il y a les dégustations.

Beaucoup de dégustations.

Parce qu'au final, on peut avoir tous les tableaux de suivi que l'on veut, il faut toujours goûter le vin.

Le Domaine, ce n'est pas seulement le chai

C'est aussi pour cela que nous aimons autant nos deux caveaux.

À Lagnes, nous avons voulu créer un endroit où l'on puisse vraiment prendre le temps de découvrir le Domaine. Le caveau est à quelques minutes de L'Isle-sur-la-Sorgue, de Fontaine-de-Vaucluse et de Gordes, et beaucoup de visiteurs viennent nous voir pendant leur séjour dans le Luberon.

Le lieu est moderne, avec son mur de barriques que l'on aperçoit depuis la route, mais Benjamin et Alexandre voulaient surtout qu'il soit chaleureux.

On peut venir pour déguster les vins, évidemment, mais aussi simplement pour discuter, poser des questions ou découvrir quelques produits locaux que nous avons choisis.

Il y a des personnes qui connaissent déjà très bien les vins du Rhône et d'autres qui viennent simplement parce qu'elles ont vu le Domaine en passant.

Nous recevons les deux de la même manière.

Et visiblement, cela fonctionne plutôt bien. Notre caveau rassemble aujourd'hui plusieurs centaines d'avis sur Google et affiche une note de 4,5/5. Quand nous lisons les commentaires, ce qui revient souvent n'est d'ailleurs pas seulement le vin. Les visiteurs parlent de l'accueil, de la dégustation, des explications et du fait de passer un bon moment.

C'est une chose à laquelle Alexandre est très attaché.

Parce que le vin peut être une affaire très sérieuse.

Mais il ne faut pas forcément se prendre au sérieux lorsqu'on le partage.

À Gigondas, c'est une autre histoire

Le caveau de Gigondas a une atmosphère différente.

Nous sommes au cœur de l'appellation, au pied des Dentelles de Montmirail, et surtout au cœur d'une partie importante de l'histoire familiale.

 Gigondas occupe forcément une place particulière chez la familleTourbillon. Notre cuvée Vieilles Vignes provient de parcelles âgées de plus de 120 ans et donne un vin avec de la matière, de la profondeur et beaucoup de personnalité.

Il est d'ailleurs régulièrement choisi par des professionnels de la restauration, notamment par le sommelier de Cyril Lignac.

Ça fait toujours plaisir de voir une bouteille du Domaine arriver sur une belle table.

Mais là encore, nous préférons vous la faire goûter plutôt que de vous expliquer pendant dix minutes pourquoi elle est bonne.

D'autant que les amateurs ont eux aussi leur mot à dire.

Sur Vivino, les vins du Domaine rassemblent aujourd'hui plusieurs milliers d'évaluations. La Cuvée 1947 y affiche notamment 4,5/5, tandis que les Châteauneuf-du-Pape Vieilles Vignes et Confidentiel sont autour de 4,2/5. Le Gigondas Vieilles Vignes est lui aussi bien placé, avec 4,1/5.

La Cuvée 1947 fait même partie, selon Vivino, des vins les mieux appréciés de sa catégorie sur la plateforme.

Nous pourrions vous sortir tous ces chiffres au caveau.

Mais honnêtement, nous préférons ouvrir la bouteille.

Ce que nous aimons dans cette histoire

Ce qui est intéressant avec Benjamin et Alexandre, c'est qu'ils n'ont pas exactement le même rôle et que c'est justement ce qui fait fonctionner l'ensemble.

Benjamin est beaucoup dans le travail de fond, celui que l'on ne voit pas toujours. Les vignes, les vendanges, les vinifications, les élevages, les dégustations au chai.

Alexandre est davantage dans le contact avec ceux qui découvrent les vins. Les visiteurs, les clients, les professionnels, les caveaux et tout ce qui permet aux bouteilles de continuer leur chemin une fois qu'elles ont quitté le chais.

Et derrière tout cela, il y a aussi une idée assez simple : faire découvrir la richesse de la Vallée du Rhône méridionale sans la rendre compliquée ou inaccessible.

Avoir une gamme homogène, logique et abordable, où chacun peut trouver son vin, que l'on soit amateur confirmé ou simplement curieux de découvrir ce que donnent les différents terroirs et appellations.

Et nous, nous sommes là pour faire le lien.

C'est probablement aussi pour cela que nous aimons recevoir au caveau.

Une bouteille, toute seule, ne raconte pas grand-chose.

Derrière elle, il y a une parcelle, parfois une vieille vigne familiale, une année, du travail dans les vignes, des heures au chai et finalement deux frères qui ont choisi de continuer cette histoire.

Alors lorsque vous venez nous voir, nous vous parlerons forcément de Benjamin et d'Alexandre.

Nous vous parlerons de leurs vignes, du chai de Violès, de Gigondas, de Châteauneuf-du-Pape et de toutes les autres cuvées du Domaine.

Nous goûterons quelques bouteilles.

Et ensuite, nous verrons bien laquelle repartira avec vous.

Les frères Tourbillon
Benjamin terroir domaine Tourbillon
Note google
4.5 / 5
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